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Les programmes de sauvegarde A lheure actuelle, les recherches sur le loup à crinière sont menées dans lEtat de Minas Gerais, sur les terres du monastère de Caraça où quelques individus sont équipés de colliers émetteurs qui permettent de suivre leurs déplacements. Cette étude est réalisée en relation avec le parc zoologique de Belo Horizonte, la capitale de létat. Dans létat de Goias, une étude de même nature a lieu dans le parc national dEmas où Leandro Silveira, jeune biologiste brésilien, aurait reéquipé certains loups de colliers. Il sagit là seulement du suivi sur une longue période dune étude entreprise quelques années auparavant. Cécilia Pezzuti, du Parc zoologique de Sorocaba, à 2H de Sao Paulo, supervise les actions menées au Brésil pour la conservation du Loup à crinière. Le problème actuel des parcs zoologiques brésiliens est paradoxal. La reproduction du loup en captivité est très bonne mais les jeunes sont difficiles à placer car la plupart des zoos du pays susceptibles de les accueillir sont déjà pourvus ! Et comme il ny a pas de possibilité den exporter pour le moment, les biologistes tentent déviter la reproduction. Dans la nature, la destruction du Cerrado, son habitat de prédilection est alarmante. Certains fermiers continuent dabattre lanimal qui parfois sintroduit dans les poulaillers Il nexiste pas de programme de réintroduction de loups dans lhabitat naturel. Lurgence consiste plutôt à sauvegarder ce biotope exceptionnel que constitue le Cerrado. Les cultures intensives de soja ou de maïs sur dimmenses étendues sont à lorigine de sa disparition. Contacts : Leandro Silveira Universidade Federal de Goias, Dept Biologia Geral , C.P. 113, Goiania ,GO, Brésil Peter Crawshaw, (directeur de recherche sur les prédateurs au Brésil) FLONA Ipanema, C.P. 673, Sorocaba - SP, 18001-970, Brésil
Lara Hyacinthe est encore victime dun trafic. Ses couleurs et sa taille font de lui un oiseau recherché dans le monde entier Mais il est également victime de la diminution du nombre darbres sur lequel il aime nicher, une espèce appelé localement " Manduvi " (95% des nichées se font sur cet arbre). Il est prouvé que lemplacement pour nicher (trou ou anfractuosité dans le tronc) est un facteur limitant de la reproduction de ce grand perroquet. Cest pourquoi la biologiste Neiva a entrepris, avec le programme "Arara azul" réalisé avec le soutien de luniversité de Campo Grande dans le sud ouest du Brésil, de placer des nichoirs artificiels sur ces arbres. Depuis plusieurs années maintenant, on observe un accroissement du nombre de couples qui nichent. Les équipes de Neiva suivent également lévolution des oisillons et bénéficient du fait quils peuvent être manipulés sans risque sous lil des parents. Dans lEtat de Piaui, au sud du Sertao, les aras nichent dans des falaises où ils ont été braconnés des années durant. Un programme de conservation vise actuellement à utiliser le savoir faire des braconniers reconvertis pour loccasion en guides naturalistes pour amener des touristes auprès des oiseaux. Il sagit dun projet éco-touristique. La fondation " Biobrazil " en relation avec laméricain Charles Mun qui sest déjà illustré dans la conservation des aras du parc de Manu au Pérou est partie prenante de cette nouvelle opération. Contact : Neiva Maria Robaldo Guedes, Projeto Arara Azul Rua Geraldo Jacques M. Leite, 79 conjunto Ma Apda Pedrossian CEP 79044-480 Campo Grande, MS. tél/fax: 00 55 67 724 5773 - (55 67 787 3311)
En ce qui concerne la Loutre géante, nous publions ici un extrait du rapport/projet rédigé pour la Société française détude et de protection des mammifères (SFEPM) : - LA LOUTRE GEANTE DU BRESIL EN GUYANE FRANCAISE. PROJET DETUDE DE REPARTITION et de PLAN de SAUVEGARDE La Loutre géante du Brésil, classée "en danger" par lIUCN, représente lune des espèces de loutres les plus menacées. Il ne subsisterait à lheure actuelle que 1000 à 5000 loutres géantes sur toute lAmérique du Sud réparties de manière disparate et pour certaines en trop petit nombre pour pouvoir subsister, même si toute pression humaine était supprimée. Autrefois répandue du Vénézuela au nord de lArgentine, la loutre géante a vu ses populations diminuer de manière dramatique dans les années 50 à 70. Bien que bénéficiant dun statut de protection intégral depuis le milieu des années 70, de nombreuses peaux sont encore exportées illégalement. Seul le Plateau des Guyanes, le Pantanal au Brésil et le Parc de Manu au Pérou abritent encore des populations viables. Actions de conservation en Amérique du Sud Le
Groupe Loutre de lUICN sest depuis longtemps préoccupé
de la situation de la Loutre géante et à commissionné
la première étude sur lespèce en 1978, dont
les résultats ont été publiés en 1980 : Un
très bon exemple de ce qui peut-être fait en matière
de conservation est le projet de la " Frankfurt Zoological Society "
dans le parc national de Manu au Pérou. En Colombie, au Guyana et en Equateur des projets de recherche sont prévus. Au Surinam, la fondation " Biotopic " est en passe de démarrer un projet similaire au nôtre pour réactualiser la distribution et le statut actuel des Loutres géantes, et établir une stratégie de conservation de lespèce sur le Plateau des Guyanes (Schenck 1999 com. pers.) Le projet détude en Guyane Les objectifs : - déterminer la distribution et labondance de loutres géantes en Guyane française - définir certaines de ses exigences dans les biotopes de Guyane - étudier le comportement et la structure sociale des groupes sélectionnés - identifier les menaces éventuelles - proposer des mesures de protection de lespèce Une durée de létude de 5 ans paraît être une bonne moyenne. Cela nous autorisera à pouvoir relancer plusieurs fois les observateurs, ce qui créera un dynamisme local à même de poursuivre la collecte dinformations de manière pérenne. Un rapport intermédiaire sera fourni chaque année, et un rapport définitif à la fin des cinq années détude. Celui-ci comprendra une cartographie des groupes déterminés par les enquêtes (fiches dobservation et interviews) et une cartographie des groupes recensés lors des expéditions. Un rapport sur létude de quelques groupes en particulier sera aussi fourni ce qui permettra de comparer la biologie de la loutre géante en Guyane française à celle décrite dans dautres études et denrichir les données déjà existantes . Conclusion Largement décimées dans le sud de leur aire de répartition, les populations de loutres géantes restantes ne pourront survivre quà la faveur dune collaboration entre les pays qui en possèdent encore. La Guyane française est le seul pays dAmérique du Sud, et cela est lourdement souligné dans tous les rapports de synthèse concernant ce mammifère, à navoir conduit aucune étude sur la répartition et la densité de populations de ce mustélidé. Ceci est dautant plus regrettable que lespèce est facilement visible, quelle est encore répandue en Guyane et quelle peut représenter un " ambassadeur " de la forêt tropicale tant pour les habitants que pour les touristes. Nous espérons dans le futur pouvoir établir une coopération transfrontalière sur ce projet avec le Surinam (qui travaille déjà avec la France pour protéger les sites de ponte des tortues marines), et le Brésil ". Contacts : En France : Hélène Jacques 1, Cathy Pelsy 2, Benoît de Thoisy 3 1 : SFEPM (Société française détude et de protection des mammifères) 13, Place de Verdun 38320 Eybens France 2 : CEPA (conservation des espèces et populations animales) la Ferme du Bourg, Route de Fougères, 41700 Fresnes France 3 : KWATA 1 Place Schoelcher, Cayenne, Guyane française Au Brésil : Jorge Schweizer (voir chapitre : voyage Brésil) ara | loutre | loup | programme scientifique | voyage | carte | tournage | reportage photo
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